Questions concernant l'oral

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# 07/06/2010 à 18:58 ADMIN
Ce post est destiné à accueillir vos questions concernant l'épreuve orale de Français.

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# 13/06/2010 à 10:47 Mathieu Borrelly
J'ai eu un doute ce matin ...
Lors de la lecture, pendant l'oral, faut-il lire le paratexte ?

Par exemple dans la lettre CVI des Lettres Persanes, faut il lire "Rhédi a fait part de ses doutes à Usbek ... un rôle capital da la vie d'une nation"

merci d'avance
# 13/06/2010 à 21:02 M. Rafalowicz
Surtout pas ! Le paratexte est un ajout de l'éditeur (en l'occurrence moi) et ne fait pas du tout partie du texte à étudier.
# 13/06/2010 à 21:36 M. Rafalowicz
J'en profite pour vous rappeler que si vous le souhaitez, je peux vous faire passer des oraux, soit moi-même, soit par des examinateurs que vous ne connaissez pas. C'est surtout utile pour celles et ceux qui ont du mal à gérer la pression.

Si quelqu'un est intéressé, qu'il m'écrive un mail...
# 14/06/2010 à 11:24 Mathieu Borrelly
Cependant, il faut bien lire les dédicaces comme dans La Roseet le Réséda ?
# 16/06/2010 à 14:13 Mathieu Borrelly
Pourriez vous me faire un bref résumé du mythe de l'Oeuf d'Orosmade, cité dans l'Ingénu.
J'ai réussi a trouver des infos sur la boîte de pandore mais pas sur celui-ci.

Merci d'avance.
# 16/06/2010 à 14:52 Mathieu Borrelly
des petites recherches, pouvant aider certains:

L’abbaye de Thélème
Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :

FAIS CE QUE VOUDRAS,

car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.

Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient. S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.

Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.
L’île d’Utopia
L'avocat et homme de lettres Thomas More s'inscrit, à l'instar de son ami Érasme, dans le cadre du mouvement humaniste qui redécouvre la littérature antique grecque et latine et s'en inspire. More connaissait les œuvres d'Aristote et de Platon et le projet de cité idéale qui occupe une partie de La République peut être considéré comme l'une des sources d'inspiration de l'Utopie. Le texte de More est cependant également tributaire de son époque : il emprunte en partie sa forme aux récits de voyage de Vasco de Gama ou de Magellan. La découverte du Nouveau monde en 1492 a mis les Européens en contact avec d'autres peuples, très différents, et permet à More d'imaginer une civilisation originale située aux confins du monde connu. De manière plus générale, son projet de société s'inscrit dans le courant philosophique de la Renaissance qui place l'Homme au centre du monde.
Le premier livre de L'Utopie rapporte une conversation entre le narrateur et plusieurs autres personnages, dont Raphaël Hythlodée un navigateur qui a découvert l'île d'Utopie. La discussion porte principalement sur les injustices et les défauts de la société, injustices auxquelles Raphaël Hythlodée oppose les sages coutumes du pays dont il a fait la découverte. Le second livre rapporte la description par Hythlodée de l'Utopie. Cette description, assez détaillée, porte sur les lois, les coutumes, l'histoire, l'architecture et le fonctionnement économique de l'île.
La société utopienne est foncièrement égalitaire et ignore toute propriété privée. On peut la qualifier de communiste. Elle repose en outre sur un ensemble de lois et sur une organisation très rationnelle et précise. Elle est présentée comme la plus aboutie des civilisations.



La Boîte de Pandore
Dans la mythologie grecque, Pandore (en grec ancien Πανδώρα / Pandốra, «tous les dons») est la première femme. Elle est associée à la légende de la «boîte de Pandore» (en fait, une jarre). Elle est parfois appelée Anésidora «celle qui fait sortir les présents des profondeurs» en fait «la Déesse de la terre qui préside à la fécondité».
Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Elle fut ainsi fabriquée dans de l'argile par Héphaïstos; Athéna lui donna ensuite la vie, lui apprit l'habileté manuelle (elle lui apprit notamment l'art du tissage) et l'habilla; Aphrodite lui donna la beauté; Apollon lui donna le talent musical et Hermès lui apprit le mensonge et l'art de la persuasion enfin Héra lui donna la curiosité et la jalousie.
Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse qu'il lui fut interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie et la Passion, ainsi que l'Espérance.
Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir...trop tard! Seule l'Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée.

# 16/06/2010 à 16:17 M. Rafalowicz
Merci pour tes recherches, Matthieu. Tu peux, pourquoi pas, lire une dédicace, à la condition expresse que tu en parles dans ton commentaire.

Pour répondre à ta question sur les mythes :
Orosmade, ou Ahura Mazda, est une divinité de la religion de la Perse antique, le mazdéisme, ou zoroastrisme. Cette divinité, incarnation du Bien et de la Lumière, aurait créé l'univers en lui donnant la forme d'un oeuf, avec la Terre dans la rôle du jaune.

Typhon (ou Seth) est, dans la mythologie égyptienne, un dieu guerrier qui vit dans le désert. Il a assassiné son frère, Osiris, et l'a coupé en de nombreux morceaux, qui furent, par la suite, presque tous recollés par l'épouse d'Osiris, Isis.

Ces deux mythes font donc tous deux appel à une vision binaire de l'univers, et à l'explication du mal par l'existence d'une divinité qui l'incarne.
# 17/06/2010 à 20:55 Mathieu Borrelly
Merci beaucoup monsieur.
# 18/06/2010 à 19:16 Quentin Delas
Au sujet du paratexte, dans "Le Pouvoir des Fables", si je me souviens bien il ne faut pas lire l'introduction précédant le poème et commencer à "Dans Athènes...".

Peut on choisir de lire la totalité pour pouvoir parler de l'introduction en italique dans le développement ? (au sujet de la captatio benevolentiae principalement)

Ou bien doit-on seulement la résumer dans l'introduction de l'oral?
# 20/06/2010 à 11:08 Lenoir Flore
Il ne faut surtout pas lire ce qui est en italique, ni le résumer je pense. Mais tu peux t'en servir en évoquant certains points pour argumenter dans ton commentaire, ou pour introduire ton texte. N'ulise que les points essentiels.
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